Appelez-moi « Noël(le) »
Olivier Belleil

Mise en ligne le 30 novembre 2016

Il y a trois Noël

— Le Noël de la naissance de Jésus à Bethléem

L’Evangile du jour l’exprime ainsi : «Le Verbe s’est fait chair, Il a habité parmi nous ». (Jn 1, 14)

Dieu se fait homme : l’Eternel entre dans le temps, l’Esprit dans la matière, le Tout-puissant dans la faiblesse… Pourquoi cela ? Parce que Celui qui aime passionnément veut rejoindre l’être aimé et se donner à lui.

L’Eglise en est émerveillée et chante : « La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel, et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. Les anges et les pasteurs le louent et les mages avec l’étoile s’avancent, Car tu es né pour nous, Petit Enfant, Dieu éternel ! (Romanos le Mélode).

Dieu vient à l’homme dans l’humilité, le silence, la pauvreté.

 

— Le Noël de la quinzaine commerciale

Autrefois l’Eglise s’efforçait d’évangéliser les fêtes païennes pour leur donner une couleur chrétienne. Maintenant c’est le contraire ! Le monde païen paganise les fêtes chrétiennes. L’enfant de l’étable est submergé par les guirlandes, les dépenses insensées, les excès de toutes sortes… Le bœuf et l’âne étaient moins envahissants que le Père Noël… L’Enfant Jésus a échappé de justesse au glaive d’Hérode ; Il risque maintenant la mort par noyade dans le flot d’alcool et de sucreries.

Cette « contrefaçon » de Noël vient à l’homme dans le clinquant, le tapage, l’opulence.

 

— Le Noël de Sa venue dans mon cœur

L’Evangile de Jean le présente ainsi : « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son Nom, Il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu » (Jn 1, 12)

C’est la venue du Fils de Dieu dans notre cœur. L’âme est comme une femme aimée, qui accueille la Vie en elle, en prend soin et la laisse se développer jusqu’à son plein épanouissement…

« Le mystère de Noël s’accomplit en nous lorsque le Christ « prend forme en nous ». (CEC 526)

Quelle merveille ! Dieu vient dans la « crèche » de mon âme.

Cette présence vient en moi dans la paix, la tendresse, la discrétion.

Ce Noël là, « nul ne pourra me le ravir ».

 

 

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